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Marion Maréchal dénonce la volonté de «salir la mémoire de nos ancêtres»

L'ex-députée du FN a répondu par une vidéo à certains mouvements «anti-racistes» en affirmant qu'elle n'avait «pas à s'excuser en tant que blanche, en tant que Française». 

Marion Maréchal, qui  a déjà annoncé être candidate en 2022, a donné son point de vue sur les manifestations qui ont lieu mondialement  avec #BlackLivesMatter. 

L'ancienne députée du Front national (devenu Rassemblement national, NDLR) a affirmé dans une vidéo postée sur son compte Facebook qu'elle n'avait «pas à s'excuser en tant que blanche, en tant que Française» et notamment dit: «Vous voyez à quoi on est réduit en devant se positionner de la sorte»; «Je n'ai pas à m'excuser parce que je n'ai pas colonisé. Je n'ai colonisé personne. Je n'ai mis personne en esclavage de la même manière que tous ces groupes politiques et tous ces militants politiques eux-mêmes n'ont jamais été colonisés ou mis en esclavage». 

La nièce de Marine Le Pen a souligné que «je n'ai pas à m'excuser pour la mort d'un Afro-Américain aux États-Unis. Je n'ai pas à m'excuser pour la mort d'un délinquant, Adama Traoré, une mort accidentelle qui a eu lieu à la suite d'une interpellation qui n'est pas liée, c'est important de le rappeler, à sa couleur de peau mais aux crimes qu'il aurait commis». 

 Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans, est décédé en 2016 après son interpellation par des gendarmes à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise). Et les conditions de sa mort cristallise les manifestations  organisées en France ces derniers jours en ayant même été évoqué dans les manifestations aux Etats-Unis. 

 L'ancienne députée donne ainsi une réponse aux «groupes militants, de gauche, dits antiracistes, indigénistes, black lives matter» qui , selon elle, demandent  «de nous mettre à genoux mais en plus de salir la mémoire de nos ancêtres, de cracher sur notre histoire, de purger notre héritage, d'abattre nos statues». 

Marion Maréchal met en cause la responsabilité du gouvernement qu'elle accuse d'avoir cédé à «la loi de l'émotion du groupe, du vil calcul politicien et de la bêtise». Des accusations qui font un lien direct aux mots de Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, qui a rappelé mardi dernier que les manifestations restaient interdites en raison de la crise sanitaire mais qu'il n'y aurait «pas de sanctions pour ceux qui souhaitent y participer». Le ministre avait affirmé:  «Je crois que l'émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s'appliquent». Dans la foulée, le gouvernement avait annoncé des réformes nouvelles dans le but d'améliorer la déontologie dans les forces de l'ordre.

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