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Israël, Emirats arabes unis et Bahreïn signent des accords historiques à la Maison Blanche

Des accords historiques avec les Emirats arabes unis et Bahreïn ont été signés par le ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ce mardi 15 septembre sous l'égide du président américain Donald Trump. Ils reconnaissent désormais l'Etat hébreu. 

Des accords bilatéraux avec le ministre des Affaires étrangères des Emirats, Cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, et celui de Bahreïn, Abdel Latif al-Zayani et Benyamin Nétanyahou ont été signés à la Maison Blance. Le président américain et les trois responsables ont aussi signé une déclaration commune. 

Ces accords historiques avec les Emirats arabes unis et Bahreïn bousculent les équilibres au Moyen-Orient, et sur lesquels compte Donald Trump pour se présenter en «faiseur de paix» à sept semaines de la présidentielle américaine. 

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a jugé que ces accords «peuvent mettre fin au conflit israélo-arabe». 

Le président des Etats-Unis a organisé une cérémonie en grande pompe à Washington au cours de laquelle le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a formellement rétabli des relations diplomatiques entre son pays et ces deux pays arabes — première percée de ce type depuis les traités de paix avec l'Égypte et la Jordanie, en 1979 et 1994.

Les Emirats et Bahreïn partagent avec Israël une animosité commune envers l'Iran qui est aussi l'ennemi numéro un de Washington dans la région.

David Makovsky, du cercle de réflexion Washington Institute for Near East Policy, assure que «c'est une réussite de première classe» tout en soulignant que cela «n'implique pas la même prise de risque» pour les Israéliens que celle acceptée par Menahem Begin, «lorsqu'il a abandonné le Sinaï» à l'Egypte, ou Yitzhak Rabin, quand il a accepté de négocier avec le Palestinien Yasser Arafat.

La «vision pour la paix» annoncée en début d'année par Donald Trump, qui devait en finir une fois pour toutes avec le conflit israélo-palestinien, est loin d'être un succès car l'Autorité palestinienne l'a rejetée totalement et dénie au président américain le rôle même de médiateur depuis qu'il a enchaîné les décisions favorables à Israël. 

L'actuel premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a estimé que mardi est un «jour sombre» dans l'histoire du monde arabe, dont il a fustigé les «fractures» et les «divisions».

Les Palestiniens dénoncent un «coup de poignard dans le dos» de la part de ces pays accusés de pactiser avec Israël sans attendre la naissance d'un Etat palestinien.

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