
16.04.2026
Dans son rapport, le Fonds Monétaire International (FMI) avertit que la croissance sera menacée même si la guerre contre l’Iran ne dure pas et met en garde sur des troubles sociaux.
Il faut «renforcer la coopération internationale afin de faire face au choc actuel tout en se préparant à de futures perturbations dans un environnement mondial toujours plus incertain», fait savoir le Fonds Monétaire International (FMI) dans un rapport.
«Après avoir résisté à l’augmentation des restrictions aux échanges et à la forte incertitude l’an dernier, l’activité mondiale est aujourd’hui confrontée à une épreuve majeure provoquée par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Si le conflit s'avère court et ne s'étend pas, la croissance mondiale devrait baisser à 3,1% en 2026, et à 3,2% en 2027. L’inflation globale mondiale devrait accélérer modérément en 2026 avant de recommencer à ralentir en 2027», présente le FMI.
«Affaiblissement de la croissance et montée de l’inflation devraient être particulièrement marqués dans les pays émergents et les pays en développement», avertissent-ils.
«Une prolongation ou une extension du conflit, une aggravation de la fragmentation géopolitique, une réévaluation des attentes quant à la productivité induite par l’intelligence artificielle, ou un regain de tensions commerciales pourraient sensiblement fragiliser la croissance et déstabiliser les marchés financiers», stipule l’institution internationale qui vise à promouvoir la coopération monétaire, garantir la stabilité financière et aider les pays en difficulté économique.
«Les risques de dégradation dominent ces perspectives», avertit le FMI, pointant qu’ «un niveau considérable de dette publique et une érosion de la crédibilité des institutions accentuent les vulnérabilités».
«L’augmentation des dépenses consacrées à la défense, motivée par la montée des tensions géopolitiques, pourrait stimuler l’activité économique à court terme, mais aussi engendrer des pressions inflationnistes, compromettre la viabilité budgétaire et extérieure, et risquer d’évincer les dépenses sociales, ce qui pourrait attiser le mécontentement et provoquer des troubles sociaux. Lorsqu’un conflit éclate, des arbitrages macroéconomiques difficiles et des séquelles s’ensuivent, qui perdurent bien au-delà du choc immédiat lié à la guerre», souligne le FMI.
«À l’inverse, l’activité pourrait s’accélérer si l’IA générait des gains de productivité plus rapidement ou si les tensions commerciales s’apaisaient durablement», conclut le FMI sur une note positive.
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