
26.08.2026
Le groupe italien Leonardo ouvre une filiale en Ukraine pour développer des drones.
«Le groupe italien Leonardo a ouvert une nouvelle filiale à Kiev afin de s'implanter sur le nouveau front de la guerre des drones, qui se situe désormais en Ukraine, et d'en tirer les bénéfices espérés pour la production et la défense européennes», annonce Euronews.
Selon MF-Milano Finanza, le groupe dirigé par Lorenzo Mariani a formé le nouveau Leonardo Ukraine, entièrement détenu par l'intermédiaire de sa filiale Leonardo International, le consolidant dans le périmètre du groupe.
En juillet, au salon aéronautique de Farnborough, au Royaume-Uni le directeur général du groupe, Lorenzo Mariani, expliquait ainsi que l'Ukraine avait «acquis, pendant le conflit, une expérience opérationnelle sans équivalent» et qu'il faudrait donc «envisager également des formes de coopération avec l'industrie ukrainienne des drones».
«En Ukraine s'est développée une expertise considérable dans ces systèmes qui, en Europe, seraient au départ considérés comme simples, mais qui, de toute évidence, ne le sont pas lorsqu'il s'agit de les concevoir ou de les produire à grande échelle», explique à Euronews Elio Calcagno, senior fellow Défense et Espace pour l'Institut des affaires internationales (IAI).
La nouvelle société est inscrite au registre des entreprises ukrainien depuis mai dernier avec pour objectif déclaré de mener des activités de recherche et développement en sciences et en ingénierie pour des systèmes optiques et de navigation, et figure dans le rapport semestriel de fin juin du groupe Leonardo avec un capital social d'un peu moins de 100.000 euros, précise Il Fatto Quotidiano.
«Outre le savoir-faire acquis à Kiev, il est connu de longue date que le fabricant italien, contrôlé par le ministère de l'Économie, souhaite tester concrètement son nouveau système intégré de défense aérienne, le Michelangelo Dome, complémentaire des batteries de Patriot américaines ou des SampT européennes, pour lequel on anticipe un chiffre d'affaires d'environ 20 milliards d'euros au cours des dix prochaines années», conclut Euronews.
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