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La France va créer son agence anti-fake news

La France va créer une agence nationale de lutte contre les manipulations de l'information en provenance de l'étranger visant à «déstabiliser l'Etat». 

Durant l'audition à la Commission de la défense, Stéphane Bouillon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) et premier préfet dans cette fonction, a annoncé mercredi la création d'une agence d'Etat anti-fake news, mais pas seulement, pour contrer les manipulations de l'information venant de l'étranger. 

 C'est une agence aussi qui vise «le principe de résilience», la «réévalution des risques et des menaces», la «diffusion de la culture de l'anticipation». «Nous faisons des travaux avec l'Allemagne et avec d'autres et l'Otan», a indiqué  Stéphane Bouillon, rajoutant: «La Task Force [Honfleur] est sous le SGDSN qui, lui, a un rôle de coordination mais pas opérationnel. Le but est d'être au service du Premier ministre et du président de la République avec une compétence nationale».

Il y a une liasion entre la DGSE, la DGSI liaison et la SGDSN, a souligné Stéphane Bouillon. 

Stéphane Bouillon a souligné le besoin de déterminer «la menace d'origine étrangère, d' «Etats ou organisations hostiles à la France pour nuire au scrutin [électoral] ou a créer des troubles publics», mais qu' «il ne s'agit pas à rétablir la vérité mais à caractériser les attaques qui viennent de l'étranger et les donner à la presse, aux politiques». 

Le but est de déterminer si «tels débat, qui ont été montés, viennent d'une ferme à trolls», ou de déterminer de quels sites «ces infos viennent», «objectif pour caractériser cela pour permettre au CSA, au politique, la justice d'agir». 

Il a, en outre, déclaré que cela touche aussi la formation à la gestion de crise, crise sanitaire, les menaces hybrides, militaires, non militaires, attaques informatiques, les fake news d'origine étrangère, un concept plus présent dans l'UE, dans l'Otan. «C'est un sujet important en période électorale ou durant nos opérations à l'étranger», a-t il précisé. 

«A compétence nationale, il ne s’agit pas de dire si une information est fausse», mais de «signaler l'incendiaire», indiquant: «La ‘’task force Honfleur’’ nous a permis d'imaginer cette structure». 

La structure est prévue pour la rentrée et va surveiller «les élections en Allemagne» pour savoir «qui intervient et comment», va surveiller «notre propre campagne [présidentielle 2022], les élections en Nouvelle-Calédonie, sur  «le Sahel aussi , concernant les manipulations de certains Etats sur ce sujet».

Stéphane Bouillon table sur 60 agents au maximum tout en déclarant: «Nous ne faisons pas du renseignement». 

 

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