
20.06.2023
Le raid s'inscrit dans le cadre de deux enquêtes judiciaires pour favoritisme et détournement de fonds publics.
«Mardi 20 juin, plusieurs installations liées à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 ont été perquisitionnées dans le cadre de deux enquêtes judiciaires sur des soupçons d'irrégularités dans des marchés publics», annonce Le Monde.
«Deux perquisitions sont en cours, ce mardi matin, au siège du Comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 (Cojop), à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), et à celui de la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques), dans le neuvième arrondissement à Paris», souligne L’Equipe, précisant: «Le Parquet national financier (PNF) a confirmé une information dévoilée par France Télévisions».
Ces perquisitions sont faites par l'OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) et la BRDE (Brigade de répression de la délinquance économique). Ils agissent dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le PNF, fait savoir le média sportif.
Cela concerne la prise illégale d'intérêts, favoritisme et recel de favoritisme. L’Equipe rappelle: «La première remonte à 2017 et a été confiée à l'OCLCIFF pour prise illégale d'intérêts, détournement de fonds publics, favoritisme et recel de favoritisme visant un marché passé par le Comité d'Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (Cojop). Et une deuxième date de 2022, confiée à la BRDE, pour prise illégale d'intérêts, favoritisme et recel de favoritisme portant sur plusieurs marchés passés par le Cojop et la société en charge des ouvrages Olympiques et Paralympiques (Solideo), suite à un contrôle de l'Agence française anticorruption (AFA)».
D'après une source proche du dossier, cela concerne des «contrats de conseil sur différents sujets». Et, selon une autre source, l'une des deux procédures s'intéresse à de potentiels conflits d'intérêts liés à Edouard Donnelly, directeur exécutif des opérations du Cojop, qui avait été auparavant prestataire des JO via sa société RNK.
Selon L’Equipe, le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques a, de son côté, indiqué qu'il ne fera pas de commentaires à ce stade des enquêtes. Enfin le Comité international olympique (CIO) a déclaré avoir été «mis au courant» de ces perquisitions par le Cojop et assuré de leur «collaboration» avec les autorités».
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