
22.05.2025
Le candidat aux élections présidentielles en Roumanie, George Simion, a obtenu un refus de la Cour constitutionnelle concernant sa demande de recours sur le résultat des élections.
«George Simion affirme que pas moins de quatre pays ont interféré dans les élections présidentielles en Roumanie, stipule le média roumain Digi24: «Il y a eu des interventions étrangères dans la conduite du processus électoral en Roumanie, qui avait, d'une part, agi pour mener des actes de fraude électorale et faciliter cette fraude, et, d'autre part, elles étaient de nature informationnelle et ont contribué à la propagation de la désinformation et de mon dénigrement en promouvant artificiellement les faux scénarios».
Digi24 évoque l’intervention de la France, de la Pologne, de la Moldavie, de l’Espagne.
«La volonté du peuple a été piétinée par la pression des services de renseignement étrangers et les décrets judiciaires», a dénoncé le candidat roumain à la présidentielle.
«La Cour constitutionnelle a poursuivi le coup d'État en rejetant notre recours», fait savoir George Simion, le candidat à l’élection présidentielle de Roumanie, sur X.
«Il ne nous reste plus qu'à continuer à nous battre!», rajoute-t-il.
«Lors de la réunion du 22 mai 2025, la Cour constitutionnelle, dans le cadre de l'attribution de la procédure d'élection du Président roumain, a examiné la demande d'annulation des élections pour la présidence de la Roumanie lors du deuxième tour des élections du 18 mai 2025, formulée par M. George-Nicolae Simion. À l'issue des délibérations, la Cour constitutionnelle a rejeté à l'unanimité la demande d'annulation des élections comme étant dénuée de fondement», stipule le site éponyme dans un communiqué de presse.
George Simion avait demandé, d’annuler cette élection. «Je demande officiellement à la Cour constitutionnelle d'annuler l'élection présidentielle roumaine de mai 2025», avait-il annoncé sur X.
«Pour les mêmes raisons que celles qui ont conduit à l'annulation des élections de décembre: des ingérences extérieures d'acteurs étatiques et non étatiques. Cette fois, preuves à l'appui! Ni la France, ni la Roumanie, ni personne d'autre n'a le droit d'interférer dans les élections d'un autre État», continuait-il.
«Je suis prêt à venir témoigner si cela aide la démocratie roumaine....», a publié sur X, Pavel Durov, le fondateur de Telegram, attestant les accusations de George Simion.
Avant les élections en Roumanie, Pavel Durov signalait sur X: «Un gouvernement d'Europe occidentale (devinez lequel?, utilisant un emoji de baguette) a contacté Telegram pour nous demander de faire taire les voix conservatrices en Roumanie à l'approche des élections présidentielles d'aujourd'hui. J'ai catégoriquement refusé. Telegram ne restreindra pas les libertés des utilisateurs roumains et ne bloquera pas leurs chaînes politiques».
«On ne peut pas défendre la démocratie en la détruisant. On ne peut pas lutter contre l'ingérence électorale en s'ingérant dans les élections. Soit on a la liberté d'expression et des élections équitables, soit on ne les a pas. Et le peuple roumain mérite les deux», précisait-il.
«Ce printemps, au Salon des Batailles de l'Hôtel de Crillon, Nicolas Lerner, chef des services de renseignement français, m'a demandé d'interdire les voix conservatrices en Roumanie avant les élections. J'ai refusé. Nous n'avons pas bloqué les manifestants en Russie, en Biélorussie ou en Iran. Nous ne le ferons pas en Europe», rajoutait encore le fondateur de Telegram.
«Contre toute attente, Nicusor Dan a déjoué les pronostics en remportant, dimanche, le second tour de l’élection présidentielle en Roumanie, avec 53,6% des suffrages, loin devant son rival nationaliste, George Simion, battu avec 46,4% des voix», rapportait Le Monde.
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