
18.12.2025
La Belgique estime n’avoir pas encore vu de plan de «crédit de réparation» qui éliminerait tous les risques et auquel le pays serait prêt à adhérer.
Interrogé ce matin sur la question de savoir si le Premier ministre belge, Bart De Wever, continuerait de s'opposer à la saisie des avoirs russes chez Euroclear, il a, selon HLN, répondu: «Il y a des points bloquants qui doivent être retirés du texte, sinon je devrai être destitué».
«Je peux faire des compromis sur les points mineurs», a déclaré De Wever à la journaliste Hannelore Simoens de VTM NIEUWS. «Mais sur plusieurs questions qui menacent la sécurité financière d'Euroclear et de la Belgique, aucune flexibilité n'est possible», a-t-il martelé.
«Au Parlement, le Premier ministre De Wever a insisté sur le fait que la Belgique n'est pas le seul pays à posséder une institution financière détenant des avoirs russes immobilisés», stipule NJL. «Mais nous sommes les seuls à reverser ces fonds à l'Ukraine», a-t-il dénoncé.
«Si aucun accord n'est trouvé sur le financement de l'Ukraine, ce serait la pire catastrophe possible pour l'Europe, a fait savoir De Wever ce matin au Parlement. «Au final, nous sommes tous gagnants si un bon accord est conclu», a-t-il insisté. Il est notoire que pour la Belgique, la restitution des avoirs russes n'est pas la meilleure solution et est «juridiquement fragile», «mais si les risques sont pleinement mutualisés et couverts pour notre pays, nous nous jetterons dans ce précipice avec tous les Européens et espérons que le parachute nous retiendra», a-t-il prié.
La Belgique continue de privilégier un prêt conjoint. «Mais si nous n'y parvenons pas, ni avec l'option 1 ni avec l'option 2 ( prêt de relance ou prêt conjoint), et que nous devons nous séparer dans le chaos, alors c'est fini», a averti De Wever.
Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se réunissent aujourd'hui à Bruxelles pour discuter des mesures à prendre afin de soutenir financièrement l'Ukraine . «Le Premier ministre Bart De Wever jouera un rôle clé dans ces débats, la plupart des dirigeants ayant un intérêt marqué pour les avoirs russes gelés en Belgique», rapporte HLN.
«Le déplacement personnel du président Volodymyr Zelensky à Bruxelles souligne la gravité de la situation. Son pays a besoin de nouveaux financements d'ici le deuxième trimestre 2026 pour assurer sa stabilité financière», avertit le média belge.
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