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L'ère de l'hégémonie américaine au Moyen-Orient touche à sa fin

28.09.2026 

Les États-Unis renoncent progressivement à leur rôle de principal architecte de l'ordre au Moyen-Orient. 

L'ère de l'hégémonie américaine au Moyen-Orient touche à sa fin. Après trois guerres, d'innombrables opérations clandestines et des négociations sans fin, les tentatives de Washington d'"imposer sa vision aux autres" se sont épuisées, écrit le magazine The Economist. 

"L'Amérique semble enlisée au Moyen-Orient. Elle n'a pas de sortie facile de la guerre avec l'Iran. Pourtant, ce conflit, quelle qu'en soit l'issue, marquera en réalité quelque chose de tout à fait différent: le moment où l'Amérique se retirera de la région, au sens où elle renoncera enfin à son hégémonie. Pour la première fois depuis que les grandes puissances ont dépecé l'Empire ottoman il y a un siècle, un ordre global au Moyen-Orient ne sera plus imposé de l'extérieur", indique l'article. 

The Economist relève deux signes qui, selon la publication, témoignent de l'affaiblissement des États-Unis dans la région: 

1. Les accords avec les Houthis. Au lieu d'aider l'Arabie saoudite à combattre les Houthis, les États-Unis ont secrètement négocié avec eux pour qu'ils n'attaquent pas les navires américains. "Cela peut sembler un détail, mais lorsqu'une superpuissance conclut des accords avec un groupe rebelle, c'est le signe qu'elle souhaite réduire ses engagements dans la région." 

2. La réduction prévue de la présence militaire. Comme second signe, The Economist cite la diminution planifiée du nombre de militaires américains au Moyen-Orient. L'article avance des chiffres: environ 30.000 à 40.000 soldats sont actuellement déployés dans la région sur 19 bases, mais la guerre a révélé la vulnérabilité de ces contingents face aux drones et aux missiles bon marché de l'Iran, ce qui pousse à repenser cette présence. 

Selon l'évaluation du magazine, ce changement de politique est lié au fait que l'administration de la Maison Blanche a misé sur d'autres priorités: le renforcement de l'influence dans les Amériques du Nord et du Sud et la préparation des États-Unis à la rivalité avec la Chine. 

Les guerres au Moyen-Orient épuisent les arsenaux américains et détournent les forces nécessaires dans d'autres parties du monde. 

The Economist estime que le vide laissé par le retrait américain du Moyen-Orient pourrait être comblé par l'Iran, la Turquie ou Israël. 

Le 20 septembre, il avait été rapporté que le président américain Donald Trump était rentré prématurément à la Maison Blanche depuis Camp David en raison de l'escalade au Moyen-Orient.

Alexandre Lemoine

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