
02.11.2026
Le Roi belge Philippe n’a pas encore accepté la démission du Premier ministre Bart De Wever.
«Le Premier ministre belge Bart De Wever a remis lundi la démission de son gouvernement au roi Philippe, après l'échec des discussions budgétaires menées dans la nuit», annonce Euronews.
Le Roi va désormais mener «des consultations» et recevra de nouveau Bart De Wever vendredi, est-il précisé.
«Le Roi a reçu Bart De Wever en audience au Palais Royal. Le premier ministre lui a remis sa démission, suite à l’échec des négociations budgétaires. Le Roi tient sa décision en suspens et entamera dès demain des consultations avec les présidents des partis de la majorité», annonce de son côté le Palais royal belge.
«Le gouvernement doit économiser 10 milliards d'euros pour rester dans les limites de dépenses de l'Union européenne. Le déficit budgétaire a atteint 5% l'an dernier, alors qu'un déficit maximal de 3% est autorisé par les règles européennes»; «La dette publique belge dépasse 735 milliards d'euros, soit plus de 110% du PIB de la Belgique, tandis que 60% seulement est autorisé. Faute d'accord, les taux d'intérêt des obligations d'État ont augmenté et la Belgique doit payer davantage pour faire face à ses obligations de dette», conclut Euronews.
En règle générale, le roi n’accepte pas la première demande de démission d’un chef de gouvernement et lui demande de faire un nouvel effort de négociation. Souvent, face au risque d'une crise politique, les partis finissent par trouver un compromis, à moins que la majorité d'entre eux ne trouve plus avantageux de convoquer de nouvelles élections.
Dans le contexte de l’accroissement des dépenses militaires, le gouvernement belge constate un trou de 10 milliards d'euros dans son budget annuel. Pour le combler, il faut soit réduire les dépenses sociales, soit majorer les impôts et prélèvements.
L'année dernière, la dette publique belge a atteint 735 milliards d'euros, soit 110% du PIB, un chiffre sans précédent. Dans ce contexte, Bart De Wever met tout en œuvre pour empêcher une nouvelle augmentation de cette dette, pour éviter de combler le déficit budgétaire par de nouveaux emprunts.
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