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Trump prépare la nouvelle attaque contre l'OTAN?

03.11.2026

En cas de perte républicaine aux élections du Congrès, Trump prépare la nouvelle attaque contre l'OTAN. L’Europe se prépare et tremble. 

Si les républicains subissent une défaite majeure lors des élections du Congrès du 3 novembre (midterms américains de ce 3 novembre), Donald Trump reprendra le pouvoir sur la politique extérieure, où il aura plus de liberté. «Ce mardi 3 novembre, les électeurs américains sont appelés à renouveler l’ensemble des 435 représentants de la Chambre des représentants et le tiers des 100 sénateurs. Ces élections de mi-mandat, qui sont pour la plupart du temps défavorables au président, constituent une forme de verdict populaire vis-à-vis de l’exercice du pouvoir», avertit Courrier International.

Les alliés européens craignent que Trump ne prenne l'OTAN pour cible en cas de défaite aux élections de mi-mandat. Cinq diplomates de l'OTAN ont déclaré à Politico que les pays de l'OTAN se préparent au pire scénario, craignant que le président américain n'intensifie considérablement ses attaques contre l'alliance. 

«Le président américain pourrait retirer des milliers de soldats supplémentaires d'Europe ou réduire le financement de l'OTAN dans sa volonté de consolider son héritage, selon des diplomates», signale le média politique anglophone. Ainsi, «les pays de l'OTAN se préparent au pire scénario pour les élections de mi-mandat américaines de (ce) mardi». Trump va intensifier considérablement ses attaques contre l'alliance et contre l'UE. 

«En général, ce qui arrive aux présidents (US) en fin de mandat, c’est un mélange d’exutoire aux frustrations et d’aventurisme en matière de politique étrangère», a déclaré un haut responsable européen de la défense, selon Politico. Et s’en prendre à l’OTAN «semble faire partie intégrante de la vision du monde de Trump». 

Olivia Wales, attachée de presse adjointe de la Maison Blanche, a déclaré au média politique anglophone que «le président Trump a fait plus pour l'OTAN que quiconque», citant ses succès dans l'obtention d'accords des alliés pour porter les dépenses de défense à 5% du PIB d'ici 2035, pour renforcer la présence militaire américaine au Groenland et pour les efforts visant à mettre fin à la guerre totale menée par la Russie en Ukraine.

Trump, d’après Wales, «maintient fermement que nos alliés de l'OTAN auraient dû soutenir les États-Unis» pendant la guerre en Iran. «Le président n’acceptera jamais le déclin orchestré de l’Occident et continuera de défendre sans complexe nos intérêts, tant au pays qu’à l’étranger», a-t-elle martelé signalant la forte implication de Trump dans la politique internationale et en particulier sur les affaires européennes.

Pour Politico, «on s’attend largement à ce que les démocrates remportent la Chambre des représentants et potentiellement le Sénat, tandis que la cote de popularité personnelle de Trump est tombée à son plus bas niveau jamais enregistré».

Politico annonce, en quelque sorte, la victoire de la Russie sur l’UE grâce à la politique de Trump: «Ces inquiétudes soulignent les tensions transatlantiques croissantes, survenues après l’interruption par les États-Unis des services satellitaires Starlink en Ukraine et un nouveau rapprochement entre Trump et le président russe Vladimir Poutine, à quelques semaines des élections de mi-mandat. De nouvelles attaques porteraient un coup supplémentaire à l’OTAN». 

«Au cœur des préoccupations se trouve un examen prochain des forces américaines en Europe, prévu pour décembre. Si Trump est empêché de légiférer sur le plan intérieur, il pourrait chercher à étendre considérablement ce retrait afin de mobiliser sa base électorale MAGA», ont, selon Politico, déclaré trois diplomates.

Oana Lungescu, ancienne responsable de l'OTAN et chercheuse émérite au sein du groupe de réflexion Royal United Services Institute, a averti: «Il existe un risque que tous ces éléments — la révision du dispositif militaire américain, l’Ukraine, l’ordre de sécurité européen — soient en quelque sorte traités comme faisant partie d’un accord beaucoup plus vaste avec Poutine», «créant ainsi une situation très dangereuse pour la sécurité en Europe».

Philippe Rosenthal

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