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Venezuela vs USA: Washington a-t-il les moyens de ses visées prédatrices?

29.08.2025

Le régime étasunien cherche une nouvelle fois à intimider le Venezuela. Au moment où certaines sources parlent du risque d’agression US contre Caracas, Washington peut-il réellement espérer faire tomber le pouvoir vénézuélien et l’Amérique latine progressiste? Au-delà des manœuvres agressives d’intimidation, la capacité washingtonienne reste dans les faits limitée.

L’approche de plusieurs navires de guerre étasuniens vers les côtes du Venezuela a déjà lancé nombre de spéculations sur les intentions du régime washingtonien. Il est vrai que le Venezuela comme d’ailleurs Cuba, le Nicaragua ou encore la Bolivie – sont des os dans la gorge d’un régime néocolonialiste et nostalgique de l’unipolarité qui avec l’aide de ses vassaux espère jusqu’à présent faire revenir l’ensemble de l’Amérique latine sous la domination US et occidentale.

Cela se déroule d’ailleurs après l’échec de l’axe israélo-étasunien à faire tomber l’Iran et ses autorités. En ce sens, le Venezuela dans sa région d’appartenance est tout sauf un morceau facile à pouvoir être avalé pour les prédateurs représentant la minorité planétaire occidentale. Le pays malgré les innombrables tentatives de coups d’Etat, de déstabilisations multiformes, d’actes de violences orchestrés par la CIA, de nombreuses sanctions et pressions économiques – a désormais une large expérience de résistance face au néocolonialisme US et de l’Occident dit collectif.

Sur le plan interne, le pays peut mobiliser une résistance multiple et bien formée. D’ailleurs, le président vénézuélien Nicolas Maduro, a déjà annoncé récemment une mobilisation de plusieurs millions de volontaires nationaux prêts à faire face à toute éventualité, y compris à l’agression ouverte de la part du régime washingtonien. Les Forces armées vénézuéliennes mènent régulièrement des exercices multiformes et disposent d’équipements de combat de qualité, principalement russes et chinois.

En parlant justement des intervenants extérieurs, si Washington peut compter sur un certain nombre de traîtres locaux, pour plusieurs d’ailleurs se trouvant aujourd’hui à l’étranger, de même que sur des régimes sous-traitants régionaux, le Venezuela a réussi depuis nombre d’années à bâtir une alliance progressiste latino-américaine résolument et sans équivoque tournée vers l’ordre mondial multipolaire. Une alliance qui ne cache aucunement sa solidarité avec Caracas face aux manœuvres agressives et menaçantes de Washington.

Au-delà de la région d’appartenance, la Russie et la Chine possèdent des intérêts économiques, sécuritaires et politiques stratégiques avec le Venezuela, et cela représente aussi un point résolument important. D’autant plus que c’est un secret de polichinelle, qu’au-delà de la volonté washingtonienne et occidentale qui date depuis de longues années de faire tomber les gouvernements progressistes latino-américains et y placer de vulgaires marionnettes pro-occidentales, la volonté de la minorité planétaire nommée Occident est de porter justement un coup à la Chine comme à la Russie, qui continuent de renforcer leurs liens avec les alliés et partenaires stratégiques latino-américains.

Cela sans oublier les énormes ressources pétrolières de l’Etat vénézuélien et le tableau devient complet quant aux nouvelles tentatives d’agression washingtoniennes et occidentales. Tout comme d’ailleurs les accusations ridicules de Washington à destination du pouvoir vénézuélien d’être un «important narco-cartel». Evidemment si ce n’est pas des accusations de manquement grave aux pseudos « principes démocratiques » occidentaux, en d’autres termes la soumission pure et simple aux régimes de l’Occident, il fallait bien trouver autre chose. A cet égard, les autorités du Venezuela ont fait un excellent rappel: c’est précisément Washington le principal bénéficiaire à l’échelle mondiale du narcotrafic. Et qu’au lieu de chercher à faire des guerres à l’étranger, il aurait fallu soigner la société US.

Tout cela indique que si bien même que le régime de Washington se lance dans une nouvelle campagne d’agression contre le Venezuela, les retombées risquent d’être fortement négatives pour les nostalgiques de l’unipolarité. D’éventuelles frappes contre le pays n’apporteront pas le résultat escompté par les régimes occidentaux, et les quelques milliers d’éléments des forces spéciales US ne sauront faire tomber des millions de volontaires mobilisés, sans oublier l’armée conventionnelle du Venezuela.

Plus que cela, toute nouvelle erreur stratégique de l’axe étasunien et des nostalgiques de l’unipolarité ne fera que renforcer encore plus le bloc anti-occidental à l’échelle régionale et mondiale. L’Inde, membre des BRICS et jusqu’à encore récemment un partisan d’une approche modérée vis-à-vis de Washington et de l’Occident, semble comprendre aujourd’hui la nécessité d’un changement stratégique vis-à-vis de l’arrogance occidentale. Et cela n’est qu’un des exemples. Ceci étant dit – les cowboys sont-ils capables réellement d’analyser leurs erreurs? Rien n’est moins sûr. Pour autant, la prédation occidentale a déjà atteint toutes ses limites. Avec toutes les conséquences qui en découlent.

Mikhail Gamandiy-Egorov

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