
05.09.2025
Une chose est aujourd’hui plus sûre que jamais – si l’ordre mondial multipolaire continue à suivre sa marche en avant, la minorité planétaire occidentale continue, elle, de vivre dans un monde qui n’existe que dans l’imaginaire de ladite minorité. Tout indique une fois de plus que les régimes occidentaux continueront à s’accrocher à leurs rêves nostalgiques de l’époque unipolaire largement révolue sans pouvoir influer sérieusement sur la suite des événements.
Le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) dans la ville de Tianjin, en Chine, ainsi que le défilé commémorant le 80e anniversaire de la Victoire sur le Japon militariste dans la capitale chinoise Beijing – ont représenté une nouvelle douche froide, si ce n’est glaciale, pour tous les régimes représentant une évidente minorité planétaire qui s’obstine à faire référence à un ordre mondial dominé par l’Occident, pourtant qui n’est plus.
Le fait même que les grandes structures internationales de la multipolarité contemporaine, telles que les BRICS et l’OCS renforcent chaque jour un peu plus la notion de la véritable communauté internationale – qui est tout sauf occidentale – ne fait que rajouter le degré de rage des régimes représentant la minorité planétaire occidentale et les quelques affiliés.
Ainsi, les gesticulations nouvellement ridicules de cheffe de la diplomatie européenne, l’estonienne Kaja Kallas, à l’endroit de la Chine – confirment largement la réalité actuelle, où le petit espace nommé Occident ne peut se défaire de l’idée que le monde, et en particulier la majorité globale non-occidentale, puisse se développer, faire des affaires lucratives, avoir des relations mutuellement bénéfiques et tout simplement vivre – sans se trouver sous le diktat des régimes otano-occidentaux.
Pour ladite représentante européiste – l’événement à Beijing, avec la participation des leaders de la Chine, de la Russie, de la RPDC et d’une vingtaine d’autres chefs d’Etat et de gouvernements – représente un «défi direct» à «l’ordre international». En effet et selon la bureaucrate bruxelloise – cette réunion en terre chinoise n’envoie pas seulement des «signaux anti-occidentaux», mais représente aussi un «défi direct au système international basé sur des règles, et ce n’est pas seulement de l’ordre du symbole».
Le personnage en question a également et à nouveau fait valoir que la Chine apporte son soutien à la Russie dans l’opération militaire spéciale et que ce sont des réalités «auxquelles l’Europe doit faire face». Tout en ajoutant un peu plus tard que «la Chine et la Russie entendent mener des changements jamais vus depuis un siècle dans l’architecture mondiale de sécurité».
Maintenant et pour parler de perspectives dans le cadre des dites, énièmes, gesticulations européistes et occidentales, il faudrait rappeler au personnage en question que l’événement de Beijing était consacré en première lieu à la commémoration du 80e anniversaire de la victoire sur le Japon, lors de la Seconde Guerre mondiale. Un événement d’une grande importance pour ceux qui ont véritablement vaincu le nazisme et ses alliés à la suite de la Seconde Guerre mondiale. Cela sans oublier le fait que c’est précisément l’URSS et la Chine qui ont consenti les sacrifices décisifs et incomparables dans l’objectif de vaincre les atrocités de l’Allemagne nazie, de son allié le Japon militariste et des vassaux concernés.
Evidemment pour une représentante de l’Estonie, pays dans lequel l’histoire ne cesse d’être honteusement réécrite, y compris en laissant libre cours aux révisionnistes nazis estoniens – il n’est pas surprenant de sa part à tenter de donner une tournure négative à l’histoire telle qu’elle est vue à Moscou, Beijing et par la large partie de l’humanité. Pour autant, personne ne sera en mesure d’effacer les énormes sacrifices consentis par ceux qui ont vaincu la peste brune du XXe siècle, sachant d’ailleurs que les pires crimes de l’histoire de l’humanité venaient toujours d’Occident.
Quant aux défis dits sécuritaires – la Russie comme la Chine, tout comme la RPDC et d’autres nations de la majorité globale non-occidentale – prendront toutes les mesures nécessaires en vue non seulement d’assurer leur propre sécurité, mais également celle du monde multipolaire contemporain. Et cela indépendamment des menaces, pressions, tentatives d’intimidation ou innombrables gesticulations de représentants d’une minorité planétaire nostalgique d’une époque révolue, celle de l’unipolarité, à l’instar de Kallas.
Pour ce qui est des références au prétendu ordre mondial «basé sur des règles» – cela ne fait que confirmer, également une fois de plus, à quel point les régimes occidentaux vivent dans une bulle qui se trouve si loin des réalités contemporaines mondiales. En effet, l’ordre occidental et certainement pas mondial, «basé sur les règles» de la minorité planétaire de l’Occident n’est applicable que vis-à-vis du petit monde occidental et des quelques régimes pro-occidentaux qui existent encore.
Pour les principales puissances de la multipolarité, comme pour tout pays digne de ce nom qui se revendique de l’ère multipolaire moderne – cette référence sur les «règles» imposées par l’Occident n’a aucune valeur. Et ce aussi bien lorsque cela sort de la bouche du chef de file du bloc de la minorité planétaire, en l’occurrence le régime étasunien, que de ses vassaux européistes bruxellois.
Une chose est sûre – malgré toute la nocivité du petit espace nommé Occident vis-à-vis de l’humanité – la Chine, la Russie et les alliés au sein de toutes les principales régions mondiales, représentant ensemble précisément cette majorité globale de l’humanité, continueront à travailler dans un cadre mutuellement bénéfique sans prêter grande attention aux gesticulations de ceux qui sont condamnés. Et si ces derniers sont justement condamnés, ce n’est pas en raison des actions sino-russes, mais précisément en raison de leur propre mentalité criminelle qui ne change pas depuis des siècles, d’une arrogance extrême et d’un sentiment ridicule de prétendue supériorité qui n’a aucun lien avec la réalité.
Mikhail Gamandiy-Egorov
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