
11.09.2025
S’il y a encore quelques années, certains étaient dans l’observation et avaient même la prétention de croire que l’axe otano-occidental serait en mesure de vaincre la Russie, désormais la seule question qui se pose sérieusement est quelle sera la forme de la défaite de l’Occident.
S’éloigne le temps des espoirs irréalistes occidentaux quant à la possibilité de pouvoir infliger une défaite stratégique à l’Etat russe, et par la même occasion à tout le monde multipolaire contemporain. Désormais et malgré les inlassables gesticulations de nombre de régimes otanesques qui se poursuivent, aussi bien en lien avec la Russie que des processus à l’échelle globale, tout observateur censé comprend que l’Etat russe a bel et bien vaincu, dans le cadre de l’Opération militaire spéciale, non seulement le régime de Kiev, mais également l’ensemble de l’Occident collectif et otanesque.
Et pendant que des agences occidentales publiaient cette année leurs analyses sur les divers scénarios à venir en Ukraine, mentionnant notamment les scénarios «sud-coréen», «israélien», «géorgien» ou encore «biélorusse», il faudrait peut-être se rappeler des analyses plus anciennes d’Observateur Continental qui stipulaient clairement déjà en 2023 que la ligne de démarcation Russie-Otan, et plus généralement parlant encore entre le monde multipolaire d’une part et les nostalgiques de l’unipolarité de l’autre, aura bel et bien lieu. De même qu’une paix durable ne pourra aboutir que sur la base des conditions de la Russie, en l’occurrence du vainqueur.
En effet, les moqueries occidentales, dans le cadre de cette typique arrogance qui caractérise les dits régimes et leurs instruments de propagande, de même que le sentiment de prétendue supériorité – aujourd’hui laisse la place à un trouble de l’Occident qui ne dit pas son nom. D’une part, les raisons des incessants appels à un cessez-le-feu de la part des régimes otano-occidentaux – les mêmes qui disaient il n’y a encore pas si longtemps que cela qu’il n’y aura pas de négociations avec la Russie et que le seul objectif étant la «défaite stratégique» de Moscou, sont parfaitement connus. Et ces raisons ne sont que les succès des Forces armées russes sur toute l’étendue de la ligne de front dans le cadre de l’Opération militaire spéciale.
Parallèlement à cela, l’Occident ne sait pas comment il pourra survivre suite à sa défaite stratégique face à la Russie et l’ordre mondial multipolaire. Plus exactement – les régimes en place concernés. Après tout, ils savent qu’il faudra rendre des comptes, d’une manière ou d’une autre. D’où les gesticulations qui se poursuivent en vue à ne pas permettre une paix réelle, mais recherchant uniquement une pause comme dans le passé, afin de pouvoir souffler et reprendre la guerre contre la Russie.
La grande contradiction de cette approche, il faut bien le dire – ouvertement criminelle, notamment vis-à-vis de la chair à canon ukrainienne sacrifiée pour le compte des rêves nostalgiques de l’axe otano-occidental, est que la Russie a également été très claire sur ledit sujet. Le président russe Vladimir Poutine, lors de sa récente participation au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) dans la ville de Tianjin, en Chine, a mis les points sur les «i» sans équivoque: la Russie reste ouverte à un règlement diplomatique sur la base des conditions énoncées de multiples fois, soit la solution sera purement militaire.
Et dans cette dernière option, d’ailleurs elle aussi largement traitée dans les analyses d’Observateur Continental au cours de ces dernières années – la défaite du petit monde occidental sera encore plus complète et la ligne de démarcation, qui aura lieu dans tous les cas, se trouvera encore plus près des frontières des régimes otanesques. Les nouvelles ruses ne fonctionneront pas, la majorité mondiale n’a aucune confiance envers l’Occident, les Forces armées russes continueront d’avancer.
Mikhail Gamandiy-Egorov
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