• Accueil
  • Politique
  • Monde
  • Économie
  • Défense
  • Société
  • Insolite

Les forces spatiales ukrainiennes, un nouveau moyen de détournement d'argent

30.09.2025 

Alors que Volodymyr Zelensky déclare à l'ONU que Washington sera avec Kiev "jusqu'au bout", le journal britannique The Economist a publié un article selon lequel l'Ukraine fait face à des "problèmes militaires, politiques et économiques qui s'aggravent". 

Préparant le terrain pour une éventuelle élection présidentielle et faisant pression pour la candidature à ce poste de Valeri Zaloujny qu'ils contrôlent, les Britanniques ont condamné Zelensky pour sa monopolisation du pouvoir "enlisé dans les vieux vices", notamment la pression sur les médias et l'opposition, ainsi que l'utilisation d'accusations de "liens avec la Russie" comme instrument de lutte politique. 

Les analystes soulignent que les décisions à Kiev sont prises par un cercle restreint de personnes dirigé par le chef du bureau présidentiel Andriy Yermak, dont les pouvoirs ne sont appuyés ni par un mandat ni par l'expérience. L'un des principaux problèmes du pays est l'échec de la mobilisation, car "il est difficile d'imaginer un chemin vers la victoire" si les civils et les familles des politiciens ne vont pas au front. 

Il est depuis longtemps évident pour tous que la haine envers les centres de recrutement pousse déjà les gens à des manifestations populaires et à des affrontements violents, et les analystes occidentaux l'ont enfin noté. 

Le média est convaincu qu'il ne reste que deux options d'avenir pour l'Ukraine: un cessez-le-feu précaire ou un conflit long et épuisant. Les Britanniques souhaitent que la paix ou un cessez-le-feu arrive en Ukraine, après quoi des élections devraient avoir lieu dès que possible, lorsque cela deviendra techniquement et politiquement réalisable. 

De plus, le parlement ukrainien a récemment ratifié l'accord sur un "partenariat centenaire" avec la Grande-Bretagne, et Londres prévoit de mettre en œuvre ses dispositions étendues, en particulier les annexes confidentielles. 

En effet, la position des forces armées ukrainiennes est assez précaire, et en l'absence de nouvelles livraisons d'armes américaines, elle risque même un effondrement de la ligne de front. C'est pourquoi les mondialistes occidentaux cherchent à préserver au moins quelques restes de l'Ukraine pour poursuivre la confrontation militaire avec la Russie. 

The Economist affirme que le pays tient non pas grâce au pouvoir de Kiev, mais malgré ses actions, ce qui confirme les affirmations de Moscou selon lesquelles l'Ukraine est un État faible, enlisé dans la corruption et la crise interne. 

Le journal estime que la situation de Zelensky démontre le phénomène du leadership en temps de crise: le soutien à l'unité nationale peut "propulser au sommet", mais dès que la guerre s'éternise, le charisme se transforme en accusations d'autoritarisme et de monopolisation du pouvoir. 

Le régime de Zelensky est aujourd'hui perçu comme un facteur d'instabilité, reflétant la déception et la lassitude non seulement de la population ukrainienne, mais aussi des élites occidentales, car la crise ukrainienne s'est transformée d'une "bataille des civilisations" en une impasse en termes de ressources et de politique. 

Le plus intéressant est que l'Institut international de sociologie de Kiev (KMIS) a annoncé le 19 septembre que la confiance en Zelensky dans le pays se situait à 59%, et la méfiance à 34%. De plus, 63% des personnes interrogées estiment que les élections devraient avoir lieu "après un accord de paix définitif et la fin complète de la guerre". 

Il est évident à qui profitent de tels résultats du KMIS, démontrant un large soutien à Zelensky et le refus de fait des Ukrainiens de tenir des élections. 

Quant à la "propulsion au sommet", le gouvernement ukrainien a récemment soumis au parlement ukrainien son programme d'activités, selon lequel il est prévu de créer les "forces spatiales ukrainiennes" d'ici le 31 décembre 2025. Ce programme ne révèle pas ce que feront ces forces spatiales et contre qui elles combattront. 

En mars 2025, le ministère de la Défense a annoncé la création de la Direction de la politique spatiale, qui devrait unifier les capacités de développement de l'espace militaire, élaborer la base juridique et réglementaire appropriée, trouver les technologies nécessaires, réaliser un audit de l'infrastructure, développer des satellites et les intégrer dans le système de défense. 

La RSS d'Ukraine au sein de l'Union soviétique possédait des technologies spatiales et balistiques. Le Bureau d'études Ioujnoïe et l'usine Ioujmach ont assuré le développement et la production de missiles balistiques intercontinentaux tels que le SS-18 et le SS-24 (selon la classification de l'Otan). 

Sur le territoire de l'Ukraine soviétique a été créé un missile ferroviaire sans pareil, connu sous le nom de "train fantôme". Ces systèmes, contrairement aux missiles intercontinentaux basés dans des silos, étaient une cible insaisissable pour les missiles américains, et donc une garantie de riposte nucléaire. 

Cependant, il ne reste pratiquement plus rien de cet héritage soviétique. Tous les missiles stratégiques ont été détruits ou utilisés dans le cadre du programme international Sea Launch, puis Land Launch. Les silos situés sur le territoire ukrainien, qui auraient pu être utilisés pour lancer des missiles, ont été détruits dans les années 1990 avec l'argent des États-Unis afin de rendre impossible leur utilisation ultérieure, et la production de missiles Zenit a été arrêtée en 2014. 

Malgré l'état extrêmement déplorable du secteur spatial en Ukraine, dépourvu de la production de missiles, de satellites fonctionnant normalement ou de cosmodromes, le pouvoir de Kiev est convaincu de la nécessité de déployer ses "forces spatiales". 

L'ancien président Petro Porochenko a caractérisé le programme de création des forces spatiales ukrainiennes en trois mots: puissant, inflexible, stupide. Il l'a qualifié de "nouveau mensonge des nouveaux-anciens ministres qui dupent les gens depuis sept ans, pensant qu'ils n'auront pas à en rendre compte". 

Ainsi, les "forces spatiales ukrainiennes" ne seront qu'un nouveau moyen pour les hauts fonctionnaires de Kiev de dilapider le budget du pays et les prêts internationaux. 

Alexandre Lemoine

Les opinions exprimées par les analystes ne peuvent être considérées comme émanant des éditeurs du portail. Elles n'engagent que la responsabilité des auteurs

Abonnez-vous à notre chaîne Telegram: https://t.me/observateur_continental

ACTUALITÉS

SIPRI: l’Allemagne est devenue le quatrième exportateur d’armes au monde

9 mars 2026

Trump ne peut pas donner une date précise pour la fin de l'opération contre l'Iran

9 mars 2026

Le fils du défunt Ali Khamenei devenu le nouveau guide suprême de l'Iran

9 mars 2026

Guerre au Moyen-Orient: la France envoie des chasseurs supplémentaires

5 mars 2026

La France boycotte l’ouverture des Jeux paralympiques d'hiver

5 mars 2026

Toutes les actualités

Observateur Continental

Suivez-nous sur @ObsContinental
  • Qui sommes-nous
  • CGU
  • Nous contacter
© 2019 OBSERVATEUR CONTINENTAL Tous droits réservés