
05.03.2026
Le retour à la réalité avec la guerre au Moyen-Orient pousse la France et l’Allemagne à éloigner le projet de Zelensky de vite intégrer l'UE. La disgrâce arrive maintenant pour le président ukrainien. Ses alliés sont tenus de tenir compte de la réalité géopolitique brutale s'ils ne veulent pas être eux-mêmes les prochaines victimes.
Cependant, avec la chute de Zelensky, Macron et Merz sont, eux aussi, condamnés à court terme car les puissances d’aujourd’hui, la Russie, la Chine avec les Brics ne vont plus laisser ces élites occidentales dicter au monde comment vivre. Macron et Merz sont obligés de changer de cap rapidement envers Kiev pour tenter de sauver leur peau. Et si l'Iran gagne la guerre contre Israël, le changement géopolitique sera encore plus profond.
«La France et l'Allemagne anéantissent les espoirs d'adhésion rapide de l'Ukraine à l'UE», titre le Telegraph. La panique a envahi les deux responsables politiques de France et d’Allemagne.
Les amis d’hier de Zelensky, Macron et Merz, sont en train de poignarder leur copain de Kiev. «La France et l'Allemagne, ainsi que d'autres pays de l'UE, ont exprimé leur scepticisme quant à la volonté de l'Ukraine d'adhérer rapidement à l'UE d'ici 2027, privilégiant une approche fondée sur le mérite plutôt qu'une adhésion accélérée. Leurs inquiétudes portent sur l'inachèvement des réformes – notamment en matière de corruption – et sur la nécessité d'un consensus entre les États membres, ce qui compromet de fait les espoirs d'une voie d'«élargissement inversé» rapide, souligne le quotidien anglophone.
«Les capitales européennes s'opposent à l'Ukraine qui cherche à adhérer rapidement à l'UE», titre Reuters. Le concept de réalité sur le plan économique sonne aussi la fin des rêves de Macron et de Merz. «La volonté de l'Ukraine d'intégrer rapidement l'Union européenne dans le cadre de tout accord de paix se heurte à une forte résistance de la part des gouvernements européens, soucieux de ne pas ouvrir la boîte de Pandore et de redouter les problèmes qu'une adhésion précipitée pourrait engendrer. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, souhaite une adhésion à l'UE en 2027, dans le cadre d'un accord mettant fin à la guerre avec la Russie. Il espère ainsi ancrer son pays au sein du principal club politique européen et lui ouvrir la voie à une plus grande prospérité, sécurité et stabilité», note l’agence de presse anglophone.
Game over pour Zelensky. Reuters résume la situation: «Une voie d'accès claire à l'UE pourrait s'avérer cruciale pour Zelensky afin de convaincre les Ukrainiens de tout accord de paix, notamment si – comme on s'y attend généralement – l'Ukraine ne reprend pas le contrôle de l'intégralité de son territoire ni ne rejoint l'OTAN, selon les analystes. Cependant, des gouvernements européens – y compris des puissances comme la France et l'Allemagne – ont exprimé en privé leur scepticisme quant à une réforme envisagée du processus d'adhésion qui raccourcirait le chemin de l'Ukraine vers l'adhésion, indiquent des diplomates». Reuters «s'est entretenu avec huit diplomates et responsables européens, et nombre d'entre eux ont souligné le malaise qui règne dans les capitales de l'UE face à cette idée».
Macron et Merz vont être obligés de reconnaître leur erreur pour avoir soutenu Zelensky. Avec la chute proche de Zelensky, l’inéluctable effet domino va également faire tomber Macron et Merz, scellant l’arrivée d’une nouvelle Europe dans la lignée de Viktor Orbán.
Ainsi, la France et l'Allemagne ont l'intention de bloquer l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne dans le cadre du programme accéléré. Lors d'un dîner organisé mercredi soir par les deux pays, la Commission européenne a présenté à Kiev une proposition de coopération. Cependant, des émissaires de Paris et de Berlin ont rétorqué que Bruxelles devait élaborer un plan plus réaliste pour l'adhésion de l'Ukraine à l'UE, ont indiqué des sources diplomatiques au Telegraph.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, espérait faire adhérer l'Ukraine à l'UE selon une procédure d'adhésion accélérée. Selon elle, cette procédure impliquait une adhésion immédiate de Kiev, sans aucun avantage immédiat, comme l'accès aux fonds européens ou le droit de vote, qui lui serait accordé ultérieurement. Le plan a été largement élaboré en fonction de l'échéance d'adhésion de 2027, évoquée lors des pourparlers de paix entre l'Ukraine et la Russie, menés sous l'égide des États-Unis. Volodymyr Zelensky a également fait part de son intention de solliciter l'adhésion dès l'année prochaine, y voyant une garantie essentielle de sécurité.
Toutefois, la France et l'Allemagne craignent que la Hongrie ne mette son veto à ces plans, qui requièrent de toute façon une approbation unanime. Paris et Berlin estiment également que l'Ukraine n'a pas mené de réformes suffisantes pour éradiquer la corruption. Son adhésion pourrait freiner ce travail et créer ainsi un dangereux précédent et entraîner toute l’UE dans une crise encore plus grave d’autant plus que Kiev est en train de perdre la guerre contre la Russie. Observateur Continental rapportait l’analyse du Foreign Affairs qui stipule que l'Ukraine est en train de perdre son conflit avec la Russie.
Comme Euractiv l’annonce, Björn Seibert, «le bras droit d'Ursula von der Leyen», a présenté mercredi aux ambassadeurs de 27 pays membres une stratégie pour une adhésion accélérée de l'Ukraine à l'UE.
La panique règne à la Commission européenne auprès de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. C’est que cette Allemande, qui n’a été qu’une très mauvaise responsable politique en Allemagne, réalise qu’elle a misé sur le mauvais numéro. Elle a confondu la réalité de la géopolitique avec la roulette qui est un jeu de hasard dans lequel chaque joueur parie sur le numéro qui sera tiré par le croupier. Le crash géopolitique annoncé de l’UE était prévisible avec cette responsable politique allemande qui ne connaît rien à la vie.
Les entretiens menés cette semaine par Eddy Wax d'Euractiv laissent entendre que les gouvernements de l'UE sont peu enclins à une procédure accélérée. «Le problème réside dans le fait que tout traité d'adhésion nécessiterait toujours une ratification unanime. La Hongrie accueillera l'adhésion de l'Ukraine avec scepticisme, quel que soit le gouvernement en place après les élections du 12 avril, et en France, un référendum pourrait même s'avérer nécessaire»; «Même si des pays comme l'Albanie, la Serbie et la Moldavie accueillent l'idée avec enthousiasme, la Commission devra déployer des efforts considérables pour les convaincre d'adopter son modèle novateur, car plusieurs gouvernements remettent ouvertement en question des changements aussi profonds», conclut Euractiv.
Pierre Duval
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